Service Volontaire Européen SVE
Idées pour partir

Bénévolat sans frais en Europe grâce au SVE

By on 13 août 2016

Je crois que la plupart des jeunes sauront très bien l’exprimer, mais se lancer dans la vie active, c’est dur ! La cause en est parfois due aux problèmes sociétaux que l’on connaît aujourd’hui (chômage, manque d’emplois, et j’en passe…) mais il n’est maintenant plus rare de voir naître les difficultés en amont de cela.

Si tu as été comme moi, les études auront été une période de questionnements sans fin. Des doutes, liés à une envie de partir, qui ont petit à petit fait apparaître une plus grande frustration et un tas d’interrogations. Tout me semblait aller trop vite, sans pour autant que je sois sûr que cela me convienne. À ce moment, j’ai eu besoin d’aller chercher quelque chose de différent afin de prendre le temps de trouver ma voie.

Mais après tout, personne ne nous oblige à courir. Alors pourquoi ne pas faire un break ?

Dans cet article, je vais vous faire part de mon expérience en Service Volontaire Européen.

SVE en Pologne - équipe

Joie, peur, excitation, appréhension. Tous les sentiments parcourent mon corps au même moment quand je vois s’approcher mon avion prévu pour Cracovie.

Ce n’était pas la première fois que je partais en voyage. Mon expérience à l’étranger était encore assez pauvre mais tout de même, l’aventure ne m’effrayait pas. Ce qui faisait peur paradoxalement, c’était l’idée de s’installer. Vadrouiller n’était rien, mais vivre à l’étranger me faisait basculer dans un inconnu total.

C’est la raison pour laquelle les questions se bousculent à l’heure du départ. Malgré la préparation et l’envie, on ne peut que se demander si le choix pris est le bon. Et ces doutes sont tous naturels. Après tout, quand on est étudiant, une année c’est beaucoup, et il est normal de se demander si un break est judicieux pour son avenir professionnel.

Si vous vous posez ces questions, cet article est fait pour vous ! je crois sincèrement que si vous ressentez le besoin de vous échapper pour un temps, alors il ne faut pas hésiter. Les études ne doivent pas être un frein à d’autres expériences enrichissantes. Avant, pendant ou après, chaque moment est idéal, tant que vous avez un projet.

Et pour trouver ce projet, je vais partager dans cet article le programme qui m’a permis de m’évader et d’apprendre, tout en vivant des expériences uniques, telles que découvrir les merveilles de Cracovie, errer dans une usine désaffectée en pleine campagne, ou bien marcher sur un lac gelé.

LES DÉTAILS DE MON EXPÉRIENCE

Mon aventure a commencé plus ou moins mi 2015. Après diverses déceptions et n’étant plus vraiment convaincu par la voie sur laquelle je m’étais engagé (Licence Pro infographie 3D), je fini par me retrouver enfermé dans ma petite et tranquille ville berrichonne, sans vraiment de projets d’avenir. Rester bloqué ici n’était définitivement pas une option. J’ai donc pris mon courage à deux mains, envoyé aveuglément des CV à travers l’Europe, et à la fin de l’été j’appris mon départ imminent en Pologne pour une expérience de bénévolat.

« Tu vas faire quoi en Pologne ? Boire de la vodka ? »

Cela rebute beaucoup, mais il faut accepter le fait que l’idée de partir ne soit pas comprise par tout le monde. Je ne peux que remercier mon entourage proche de m’avoir soutenu dans ma démarches, mais une question reste gravée dans l’esprit de nombreuses personnes : partir, mais pour quoi faire ?

À vrai dire je n’étais pas sûr moi non plus de la raison pour laquelle j’avais pris cette décision. Ce qui me semblait certain était de vouloir être actif, en étant impliqué pour une cause qui me motivait.

Ma vie en Pologne

C’est donc en Pologne que j’ai trouvé le projet qui devait m’occuper pour neuf mois, durant ce qui se nomme un Service Volontaire Européen (appelons-le SVE). Plus précisément dans la ville de Kielce, située à mi-chemin entre Varsovie et Cracovie.

Vous n’avez jamais entendu parlez de Kielce me direz-vous ? Je vous répondrai que c’est normal, étant une bourgade moyenne, sans grand charme ni vie apparente (Ce sont les Polonais qui le disent). Pourtant c’est ici que je suis parti m’installer pour ce SVE. Moi, et quatre autres volontaires venus de différents pays Européens.

Le choix n’a pas été si simple au départ. Quel pouvait être l’intérêt de transiter d’un trou à un autre ? Cela allait-il vraiment m’apporter quelque chose ?

Mais j’ai en fait sauté le pas. Ce que je recherchais étais une expérience différente, me permettant de continuer à apprendre dans un milieu nouveau. Je venais de trouver une organisation m’offrant la possibilité de construire des ateliers et des opportunités pour les jeunes, au sein de leurs écoles. Avec le recul, c’est exactement ce qu’il me fallait.

LE SVE, CONCRÈTEMENT C'EST QUOI ?

Le principe du SVE est de vous proposer une mission dans une association à but non lucratif. Celle-ci peut être présente à travers l’Europe entière (je parle bien d’Europe, et pas seulement d’Union Européenne). Chacune de ces organisations peut proposer un projet dans le domaine qui lui est propre. En fait c’est ça, à mon avis, le gros avantage de ce programme. Vous êtes libre de réaliser le projet de votre choix, qui convienne le mieux à vos motivations.

Si vous êtes sensible à la lutte contre le réchauffement climatique, il y aura une mission pour ça. De même que pour promouvoir la culture, s’occuper des animaux, ou combattre la pauvreté. Art et culture, social, environnement, protection du patrimoine, médias, lutte contre le racisme, santé, sport, diversité culturelle… et j’en passe, sont autant de domaines vers lesquels vous avez la possibilité de vous diriger.

Le SVE fait partie des opportunités Erasmus+ et a pour enjeu de faire vivre, pour une période allant de 2 semaines à 12 mois, une expérience formatrice dans l’un des pays partenaires. Et le fait que ce programme fasse partit des formations sponsorisées par le gouvernement donne un avantage certain : vous aurez un statut vis-à-vis de la société.

– Tu fais quoi dans la vie ?

– Je suis un volontaire.

– Ah c’est cool ça ! Tu fais ça à côté de tes études ou d’un travail ?

– Non je suis juste un volontaire.

– Ah donc tu es chômeur ?

– Non je suis un volontaire.

Est-ce vraiment raisonnable ?

En tant que volontaire, vous aurez pour plusieurs mois (neuf dans mon cas) à vous impliquer pour aider la structure dans laquelle vous vous êtes engagé. Je n’ai pas étudié quoi que ce soit durant mon séjour, ni gagné un quelconque centime grâce à mon travail fourni. Pourtant, j’ai énormément, voir même plus appris sur moi, que durant trois années d’études à l’université.

L’intérêt de ce genre d’expérience ne résulte pas directement du projet ou du pays choisi. Mais plutôt des acquis que vous allez pouvoir tirer de vos propres actions. J’ai été complètement acteur de ma propre éducation durant mon séjour en Pologne. Je pense que le SVE apporte un complément indispensable à l’éducation formelle que l’on reçoit durant nos études. C’est une chance permettant d’évoluer par soi-même, de façon encadrée, tout en expérimentant de nouvelle choses.

SVE en Pologne - expériences

De 18 à 30 ans, il est possible de partir en SVE pour une période de 2 semaines à 12 mois. Il n’y a pas de bon moment pour tenter l’aventure. Dans tous les cas, l’expérience sera profitable à votre avenir. De toute façon, une expérience à l’étranger ne fera jamais tâche sur un CV.

COMBIEN ÇA COÛTE ?

On en vient enfin au point qui généralement fâche. Vous êtes arrivé jusque-là en vous disant que c’était parfait, mais êtes soudainement devenu plus prudent en apercevant le titre de ce paragraphe ? Si c’est le cas, rassurez-vous tout de suite. En effet, les frais d’un SVE sont intégralement pris en charge.

Ce n’est pas une blague ! L’Union Européenne verse directement des subventions à la structure qui coordonne le projet. Le SVE ne doit rien coûter au volontaire.

  • Transports : Les frais pour parvenir dans le pays sont intégralement remboursés, et les moyens locaux tels que les bus de ville sont pris en charge.
  • Hébergement : Bon nombre de projets acceptent plusieurs volontaires à la fois. Il est fort probable que vous découvriez donc les joies de la colocation si vous tentez l’expérience.
  • Frais directement liés au projet : Tout ce que vous dépensez dans le cadre du projet (accessoires pour un atelier par exemple) doit être remboursé par la structure.
  • Protection sociale : Assurance est comprise, donc pas de soucis en cas de jambe cassée (évitez quand même).
  • Cours de langue : Dans tous les projets vous aurez le droit à des cours gratuits de la langue utilisée dans le pays (prévoyez l’aspirine pour le Polonais).
  • Argent de poche : Oui, vous avez le droit à un certain montant d’argent de poche mensuel pour vos dépenses personnelles ! Celui-ci dépend du pays, mais en général c’est très correct pour la nourriture et les sorties.

COMMENT Y ACCÉDER ?

Avant de vous guider dans les démarches à effectuer pour entreprendre un SVE, sachez que dans l’idéal de ce programme, jamais aucun prérequis n’est demandé au postulant. Je pense notamment au niveau d’anglais, qui pourrait faire peur pour se lancer. Pas d’inquiétudes, ce n’est jamais un critère de sélection ! Je suis moi-même parti avec un niveau plus que maladroit. Vous allez progresser !

1. Contacter un organisme d’envoi.

Utilisez cette carte pour trouver la structure la plus proche de chez vous. Certains attendent de trouver un projet par eux-même avant d’en contacter une, mais pour ma part je pense qu’il est judicieux d’avoir un soutien et un intermédiaire tout aux long des démarches.

2. Trouver un projet

C’est sur le portail Européen de la jeunesse que vous aurez accès à la liste labellisée des organisations Européennes. N’hésitez pas à prendre le temps de les parcourir (en veillant à régler le paramètre « receiving organisation »), changer le pays d’accueil ainsi que le domaine. Cependant, j’ai remarqué que nombre d’entres-elles n’étaient pas mises à jour.

MON CONSEIL

Allez chercher des offres sur les réseaux sociaux. De nombreuses structures postent des appels de dernières minutes sur Facebook par exemple. Pour en trouver, n’hésitez pas à taper quelques mots-clés tels que « SVE », « European Voluntary Service », « EVS vacancy »…

Faîtes par exemple un tour sur Discover the EVS – European Voluntary Service, Find EVS, ou European Voluntary Service.

3. Postuler (in English of course!)

Dans la plupart des cas il faudra évidemment prévoir un CV ainsi qu’une lettre de motivation rédigés en anglais. Honnêtement, ne vous cassez pas trop la tête. Le but ici n’est pas tant de vendre la série de diplômes que vous êtes parvenu à acquérir, mais plutôt de parler de vous en tant que personne. Expliquez sincèrement pourquoi vous êtes motivé par ce projet, et pas un autre. Quand aux fautes, il est bon de les faire corriger bien sûr, mais encore une fois, ne vous attardez pas sur votre niveau d’expression en anglais. Soyez vous-même. 😉

C’est à peu près toutes les étapes qu’il vous faudra franchir pour accéder à ce programme. Les démarches peuvent s’avérer longue, très longue, mais j’ai aussi vu des gens partir en une semaine de temps. Dans tous les cas ne vous découragez pas ! Il n’y a pas de raison que ce soit seulement les autres qui partent. Les opportunités existent pour tout le monde, et parfois la seule condition pour y accéder est de franchir le pas. Il ne faut pas avoir peur de construire ses propres aventures. L’avenir, professionnel comme personnel, n’en peut être que meilleur.

Parce que les expériences les plus enrichissantes se battissent bien souvent une fois le quotidien bousculé.

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Coco
France

Hey ! Je m'appelle Corentin et voici mon voyage. Cet incroyable blog sur lequel vous vous trouvez est l'endroit où je raconte mon histoire. À travers tous les endroits et toutes les choses que je vois autour du monde, je m’efforce de partager mon expérience. Suis mes aventures quotidiennes, et découvre avec moi l'essence du voyage.

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